Galerie Photos


Zoom sur...Zoom sur...Zoom sur...

Zoom sur...


Les baleines à bosse, qui sont-elles et comment les observer?

 

Baleines à bosse, le retour

Comme chaque année, les baleines à bosse sont de retour dans les eaux de Nouvelle-Calédonie : elles viennent s’y accoupler et mettre bas. Les eaux du grand lagon sud sont une zone privilégiée pour leur observation.

 

Pourquoi viennent-elles en Nouvelle-Calédonie ?

Après avoir fait des réserves de nourriture dans les eaux froides de l’antarctique, les baleines viennent dans les eaux plus chaudes de Nouvelle-Calédonie. Elles s’y accouplent et les femelles reviendront l’année suivante pour y mettre bas. En effet, les températures, plus chaudes, y sont propices pour la naissance et le développement des baleineaux.

 

Les baleines à bosse sont réparties en plusieurs populations distinctes, isolées géographiquement, et qui ne se reproduisent pas entre elles. Les scientifiques dénombrent quatre stocks reproducteurs dans l’hémisphère Nord et sept dans l’hémisphère Sud. Ce sont donc les mêmes familles qui reviennent chaque année en Nouvelle-Calédonie

 

C’est quoi une baleine à bosse ?

C’est un mammifère à sang chaud, qui appartient à l’ordre des cétacés.

Elle respire l’air grâce à des poumons.

11 mois après l’accouplement, elle donne naissance à un petit qu’elle nourrit avec le lait de ses mamelles.

Son nom scientifique, Megaptera novaeangliae, signifie « grande aile » : en effet, ses nageoires pectorales sont très grandes, et peuvent atteindre 5 mètres.

Une baleine peut mesurer jusqu’à 16 mètres et peser 40 tonnes.

Avant de plonger, la baleine à bosse arque fortement son dos, formant ainsi une grosse bosse à la surface : son nom commun vient de là.

 

Les menaces

Les baleines ont longtemps été chassées pour leur viande, leur huile et même leurs glandes. Depuis 1986, leur chasse est interdite mais certains pays continuent à les chasser.

D’autres menaces pèsent sur ces mammifères. Outre la pollution des océans qui fragilisent ces géants des mers, les activités humaines ont un impact direct : l’observation des baleines est susceptible de modifier le comportement des baleines dérangées par une activité en augmentation. Les bruits et les ondes générés par les moteurs de navire ou les explosions sous-marines perturbent la communication et l’orientation des baleines. Les collisions avec les bateaux sont également fréquentes : les marques laissées par les hélices en sont le témoin. Les filets fantômes sont également un piège pour les baleines : une fois empêtrées dedans, les baleines se noient…

 

Que dit la réglementation ?

La baleine à bosse est une espèce protégée en Nouvelle-Calédonie (art. 240-1 du code de l’environnement). Son observation et son approche sont donc réglementées afin de ne pas la déranger. Le non-respect de cette réglementation est une infraction punie par une amende allant jusqu’à 90 000 F (amende doublée dans les Aires Marines Protégées). Depuis avril 2019, il est interdit d’observer les baleineaux (moins de 8 mètres) ou un groupe avec un baleineau.

 

En 2008, la province Sud a élaboré une charte avec les professionnels du tourisme pour permettre le développement d’une pratique durable du whale watching. Cette charte volontaire reposait sur des temps d’observation encadrée et limitée des baleines, permettant à tous de les admirer sans les déranger. Après avoir été testées sur le terrain depuis plus de 10 ans et sur la base des dernières données scientifiques, ces règles sont aujourd’hui inscrites dans le code de l’environnement depuis le 14 avril 2019 et applicables à tous.

 

Les professionnels whale watchers collaborent étroitement avec la Direction de l’Environnement de la province Sud et reçoivent chaque année une formation et sont identifiés par un pavillon.

 

Plus de renseignement : lien vers code de l’environnement sur site internet de la province Sud : https://www.province-sud.nc/element-thematique/code-lenvironnement

 

La baleine et l’igname

Pour les clans de l’île Ouen, la baleine à bosse est un animal sacré et protecteur : sa vie est intimement liée à la tradition kanak. Elle rythme et structure le calendrier de l'igname, dont le cycle détermine la date des grands évènements (sacre du chef, mariage, alliances…).

A l’arrivée des baleines et à l’observation des premiers souffles (juin à juillet), les hommes défrichent, désherbent, brûlent et préparent le billon qui recevra la semence.

Les sauts des baleines donnent le tempo pour mettre l’igname en terre (août à octobre). L’igname progresse lentement vers sa maturité et sera récoltée entre avril et juin.

 

 

Plus d'informations :

https://www.province-sud.nc/information/baleines-observons-sans-deranger

Plus d'informations sur les sorties d'observation des baleines :

Maison du Lagon : +687 27 27 27 / contact@maisondulagon.nc


Contactez-nous

Nous sommes à votre service
  • English
  • Français

Tél. : +687 27 27 27

Port Moselle
B.P. 437 - 98 845 Nouméa Cedex
Nouvelle-Calédonie

Fermé mardi 24 septembre (jour férié) et samedi 28 septembre (délocalisé au quai Ferry pour l'évènement Evasion Sud)

Horaires d'ouverture 7/7 (opening time)

Lundi : 13h30-17h30

Monday : 1.30 to 5.30 pm

Mardi à vendredi : 8h30-12h30 / 13h30-17h30

Tuesday to Friday : 8.30-12.30 am/ 1.30-5.30 pm

Samedi et dimanche : 8h30-12h30

Saturday & Sunday : 8.30 am-12.30 pm

 

Confidentialité - Mentions légales

Réalisation : Fabrik